Hugh Bailey, patron de General Electric France, sous enquête pour "prise d'intérêts illégale"

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Delphine Batho, qui s'est opposée à la nomination de M. Bailey, a déclaré qu'il était un conseiller en financement des exportations de la société Macron lorsque GE a reçu une subvention de 70 millions de dollars.

Monde avec AFP et Reuters Publié aujourd'hui à 15h31, Mis à jour à 19h16

Le temps 3 min de lecture

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire le vendredi 6 septembre "Prise illégale d'intérêts" annonce Hugh Bailey, PDG de General Electric France Obs, Mardi 10 septembre. Cette décision a été confirmée à le monde suite à une déclaration publiée fin mai – 1050 postes, dont près de 800 supprimés de son site de Belfort (Territoire-de-Belfort). L’enquête est menée par le Bureau central de lutte contre la criminalité financière et fiscale (Ocliccf).

En juin, Deluxine Batho, membre des Deux-Sèvres, avait demandé au procureur général de "Prise illégale possible d'intérêts" M. Bailey, conseiller technique auprès d'Arnaud Montebourg de 2012 à 2016, puis E notre agencenuel Macron au ministère de l'Économie, avant de rejoindre GE France en 2017 et de prendre ses fonctions en avril 2019.

Dans leur lettre, le député et le président de Génération Écologie ont évoqué le procureur "General Electric Energy Product (…) s'est vu octroyer 70,3 millions d'EUR pour l'achat de quatre centrales à cycle combiné turbo à Bazian, en Iraq, au premier semestre 2016.". Le représentant élu a ajouté que M. Bailey n'avait pas "Probablement n'a pas pris cette décision seul"mais qu'il a été embauché l'année prochaine par GE.

Ces 70 millions d'euros n'étaient pas des aides directes à GE, mais correspondaient à des crédits de l'agence française d'assurance-crédit Coface, qui garantit l'exportation de produits fabriqués en France. À cette époque, le géant américain recherchait des pays, dont la France, prêts à contribuer aux exportations, la banque d'import-export "American Coface" étant suspendue.

Green est venu du Comité d'éthique de la fonction publique

Pour mpour moi Batho, ministre de l'Écologie 2012-2013, le cas est "Sérieux" et "Illustre les stratégies d'empoisonnement pour les hauts fonctionnaires, les conseillers ministériels, qui ne peuvent pas suivre l'éthique nationale", a-t-il déclaré à l'Agence France-Presse.

Hugh Bailey a été accusé "Totalement sans fondement"GE a répondu en rappelant que le Comité d'éthique de la fonction publique avait donné son feu vert à sa nomination. Il venait de lui demander de cesser de travailler avec ses anciens collègues de Bercy, qui devaient traiter avec GE. L'avocat de Bailey, Benjamin Van Gaver, se félicite de l'ouverture de l'enquête. "Possibilité d'apporter aux autorités tous les éléments nécessaires pour réfuter les allégations portées à son encontre".

La plainte vient du fait que la direction de GE France n'a pas réussi à convaincre les syndicats de Belfort (CGT, CFE-CGC, SUD) de négocier un plan social annoncé en mai. Une politique de la chaise vide, soutenue par de nombreux élus locaux de gauche et de droite, appelle Belfort à poursuivre ses activités industrielles. Sur les 4 300 employés de l’installation, environ 3 500 conserveront leur emploi, en particulier dans le secteur des turbines de centrales (gaz, charbon, énergie nucléaire, etc.).

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Pour les autres, le ministre des Affaires économiques et des Finances, Bruno Le Maire, a confirmé dans une lettre adressée aux syndicats à la mi-août "Pour le maintien et le développement d'emplois industriels à long terme maximum sur le site". En particulier, deux pistes et "Le dossier avance bien", citez un certain nombre de sources gouvernementales: avec Belfort, renforcez les effectifs de l’usine d’Alstom, qui produit des moteurs TGV, "Création ou maintien de 120 emplois", a déclaré le maire; diversification dans les composants de moteurs d'avion, opération phare de GE.

Dans l'intervalle, une réunion destinée à surveiller les engagements de GE lors de la prise de contrôle du secteur de l'énergie d'Alstom en 2014 devait avoir lieu le mercredi 11 septembre sous la présidence de M. Mayor. Ces obligations, qui, selon les syndicats, ne sont pas remplies, concernent le maintien des centres de décision à Belfort et la production de grandes turbines à gaz. Un marché qui s'est effondré ces dernières années, ce qui explique les difficultés de GE, mais aussi de ses concurrents Siemens et Mitsubishi.

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